La fabrique du paria avec Zahia Rahmani et Karim Miské

4 novembre 2015 - 19:00

Dans Musulman roman, un texte à mi-chemin entre prose, poésie et écriture dramatique, Zahia Rahmani creuse sa réflexion sur le bannissement. La narratrice, acculée du simple fait de son refus d’être assignée à une origine, se confronte au déni d’existence de celui qu’on noie sous la figure générique du musulman.

Entre essai, récit et autobiographie, N’appartenir raconte le destin de son auteur, né d’un père mauritanien, diplomate et musulman, et d’une mère française, assistante sociale, professeure, athée et féministe. Sans cesse ballotté entre une identité et une autre, Karim Miské essaiera d’ « appartenir » à toutes pour finalement n’en accepter aucune.

Avec cette rencontre littéraire, Zahia Rahmani et Karim Miské témoignent de la violence de l’injonction faite de coller à une identité prédéterminée et dessinent les contours et les tentatives d’échapper à la fabrique sociale du paria.

BONNE PHOTO ZAHIANée en Algérie en 1962, Zahia Rahmani est l’auteur de trois romans : Moze, Musulman roman et France, récit d’une enfance publiés chez Sabine Wespieser. Elle dirige le programme “Art et mondialisation” à l’Institut national d’histoire de l’art. Karim Miské est né en 1964 à Abidjan. Auteur de films documentaires, il publie son premier roman Arab jazz en 2012 chez Viviane Hamy.

 

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