Khaled Takreti

Né à Beyrouth en 1964, Khaled Takreti vit et travaille à Paris. Son travail a intégré les collections du Mathaf (musée d’Art contemporain de Doha), du Musée national syrien et de la Galerie nationale des beaux-arts de Jordanie. Il a par ailleurs été exposé au Centre culturel français de Damas (2012), ainsi que dans l’exposition Paris et l’Art contemporain arabe, présentée à Paris, Beyrouth et Sanaa en 2011-2012. En 2012, la revue Art Absolument l’a classé parmi les 101 meilleurs artistes vivant en France. Les compositions à grande échelle de Khaled Takreti explorent la psychologie derrière ses sujets à travers un style qui marie l’art du portrait et un sens raffiné de la conception. Inspirés par les relations familiales aimantes de son enfance, ses récents travaux relisent une adolescence des années 1970 à Damas, comme un journal visuel, une mémoire vive en œuvre et une cartographie temporelle.

Depuis les récents événements en Syrie, les œuvres de Khaled Takreti interrogent la possibilité de créer et le sens même de la création artistique, alors que son pays est livré au chaos. Comme dans l’œuvre J’ai perdu mes couleurs, où il met en scène ses propres outils de création, armes de l’artiste qui rappellent étrangement celles de la guerre. Dans une série plus récente encore, l’œuvre J’ai faim recentre sa création sur un propos critique plus global, en s’ancrant dans les stéréotypes de la société de consommation, recréant ainsi un lien entre lui, la Syrie et le village global, dans un pied-de-nez bravache pour dire la vie face au désastre.

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J’ai faim • Khaled Takreti – courtesy Galerie Ayyam

 


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