Patrizia Guerresi Maïmouna

logo-ici-laA l’occasion de l’ouverture du nouveau bâtiment, les artistes invités investissent l’espace dans toute sa dimension architecturale, du hall au patio, des salles d’expositions aux escaliers. L’ICI propose une visite artistique qui ouvre sur les cultures d’Islam ainsi que sur le quartier de la Goutte d’Or.

Placé sous le titre Ici, là et au-delà, l’événement rassemble la présentation des œuvres de quatre artistes :
AbbasYazid OulabPatrizia Guerresi Maïmouna et Bruno Lemesle.

 

patriciaDepuis vingt ans, Patrizia Guerresi Maïmouna explore une triple voie : féminine, artistique et spirituelle. Née Italienne mais Sénégalaise de cœur, cette artiste convertie à l’Islam utilise son histoire personnelle pour développer un symbolisme transculturel, une iconographie hybride. Son travail fait référence à des mythes universels, au sacré et au féminin, au corps spirituel et mystique. Elle a exposé notamment à la Biennale de Venise, la Dokumenta de Kassel, la London Art & Design Fair, la Biennale Africaine de la photographie de Bamako, ou  l’International Film & Video Festival de Detroit.

A travers des photographies, sculptures et vidéos, son travail devient métaphore et provocation. Avec une volonté de rassembler les individus dans l’expression d’une humanité partagée, elle dépasse les frontières psychologiques, culturelles et politiques. Elle propose un monde où les hommes sont délivrés de leurs crispations identitaires et se sont réappropriés leurs repères initiaux, en écho au poète mystique Rûmi, pour qui l’histoire entière du monde sommeille en chacun de nous.

 

 

 

Infinity Sound – Sufi Urlanti

2010, Résine et miroir. 120 x 25 x 30 cm

Les sculptures Infinity Sound, représentent deux personnages au long chapeau et la bouche ouverte comme dans un appel à la prière. Elles semblent communiquer entre elles et à bien y regarder, le spectateur y découvre une profondeur infinie.

 

Les Géants

série de six photographies 2007-2009, 200 x 125cm

Dans la série de photographies Les Géants, Maïmouna met en œuvre ses photographies sculpturales dans un processus où tous les détails sont minutieusement étudiés afin de dégager cet effet de grandeur et de vide qui font de ces personnages des icônes soufies. Le travail porte principalement sur le haut du corps, au profit d’une élévation formelle analogue aux caractéristiques architecturales du minaret. La simplicité des formes et de l’habit leur donne un caractère d’icônes totémiques.

 

Red Minaret et Touba Minaret

2011, photographie , 200x54cm

Chez Maïmouna, l’œuvre est l’image avant tout. Ainsi elle conçoit elle-même des accessoires, entre vêtements et sculpture, dont seules les prises de vues laissent la trace, à l’image de ces couvre-chefs pour la série Minaret Hats. Occupant la quasi-totalité de l’image, sans pour autant annihiler les porteurs, ils interrogent l’identification même du sujet capté.