Et pourtant ils créent ! Syrie : la foi dans l’art

Vous pouvez télécharger le programme ainsi que le dossier pédagogique ou encore découvrir les artistes ayant participé au projet :

Avec Et pourtant ils créent ! l’Institut des Cultures d’Islam accueille les œuvres de plasticiens contemporains syriens aux pratiques, expressions et écritures variées, dont le premier point commun est d’être postérieures au déclenchement de la révolution syrienne.
Ce marqueur temporel a un sens : il délimite le début d’un temps où il est devenu impossible d’échapper à la folie du monde,où le tragique s’est imposé dans toute sa violence. Un temps donc où, pour les artistes s’est (im)posée la question de la place laissée à cette violence dans leur création.
Certains, par nécessité matérielle ou par impossibilité de faire autrement, ont dû cesser de créer. D’autres ont accueilli cette violence de façon directe ou oblique dans leurs œuvres, y font place à la guerre ou traduisent la manière dont la guerre a un impact sur le processus de création. Ainsi en est-il de l’enchevêtrement des corps dans les œuvres d’Abdul Karim Majdal Al-Beik.
D’autres encore manifestent le refus obstiné de voir la création contrainte à ne parler que de la guerre encore, encore et et encore. Ainsi Khaled Takreti passe-t-il du désarroi de J’ai perdu mes couleurs à l’explosion d’une paradoxale renaissance à la vie, célébrée dans l’ironie avec J’ai faim.
Dire la guerre ou célébrer la vie sont alors deux formes distinctes, mais pas si opposées, de résistance à une violence qui irait, si on la laissait faire, jusqu’à prendre possession du territoire même de l’imagination. Et pourtant ils créent ! comme une affirmation de liberté.

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